A Tous Les
Amis IDLES , ALBATROS , CACY, TINGO GARS
A bientot
On vous aime
Echange culturel
Franco/Benino/Algerien
ALGERIE Aout 2008

Association Culturelle des Activités de Jeunes "Cheikh
Belhaddad"
Maison de Jeunes Seddouk Béjaia ALGERIE
Emigration, illusion et désillusion
Parcours et tragédie des émigrés clandestins à Seddouk
C’est le thème d’un spectacle donné jeudi dernier au Centre culturel de Seddouk par une
troupe théâtrale qui se compose de jeunes comédiens et comédiennes membres des associations Albatros de France, Cacy et Tingo Gars du Bénin et de l’association culturelle Timegdal
d’Ouzellaguen. L’activité entre dans le cadre d’une tournée régionale qui a débuté le 19 juillet écoulé et qui s’étalera jusqu’au 19 août prochain. Elle comprendra plusieurs haltes :
Ouzellaguen, Chemini, Seddouk, Akbou, la Maison de la culture de Béjaïa et la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou et qui prendra fin au lycée Helouane d’Ouzellaguen. En fait, le
spectacle entre dans le cadre d’un échange et rapprochement culturel entre les trois pays mais aussi entre les deux rives de la Méditerranée, nous dira M. Bakhouche, un membre et ex-président
de l’association organisatrice Idles d’Ouzellaguen. Il a été déjà présenté au Bénin et le sera en France prochainement. Le spectacle a drainé une foule importante à Seddouk. La troupe s’est
déjà faite un grand public en parcourant la rue principale de la ville. Les nombreux badauds n’ont pas pu contenir leur curiosité face aux sons rythmiques de la kora et du
tambour et les chorégraphie harmonieuse des danseurs portant des habits traditionnels du Bénin, accompagnés de leurs amis français et algériens. Ils les ont suivis et escortés jusqu’au Centre
culturel. Chaleureusement accueilli par l’Association locale Cheikh-Bel Haddad les comédiens ont émerveillé le public qui découvre pour la première fois en live les danses et les chants
africains. Durant plus d’une heure le spectacle a retracé le parcours des émigrés clandestins. Un périple bourré de dangers qui se termine souvent par un grand échec. En
partant de l’Afrique noire et en passant par le Sud et le Nord algériens comme point de transit et qui se terminera sur l’autre rive de la Méditerranée. Dans le hall du
centre culturel des objets d’art, des statuettes en bois finement sculptés représentant des animaux, des femmes et des hommes africains et un côté de leur mode de vie en plus des habits
traditionnels du Bénin sont exposés au grand public.DK
MC Aït Meziane

Le Pays Emergent
Le Portail de l'Emergence au Bénin
1
août, 2008
Les spectateurs venus suivre la présentation de la pièce théâtrale dénommée ‘’immigration illusion et désillusion n’arrivent pas à dissimuler leurs émotions. Autant à Ouzlagen, Akbou,
Sedouk, Chemini et Béjaia la présentation de cette pièce théâtrale à drainer des centaines de spectateurs. En effet, les troupes Cacy et Tingo-gars du Bénin en collaboration avec
l’association algérienne des activités de jeunes ‘’IDLES’’ et l’Association française ‘’Albatros’’ se sont unis pour sensibiliser les populations africaines sur les méfaits et les
conséquences désastreuses de l’immigration clandestine. Le canal choisit par ces association pour faire passer leur message est le théâtre. Cette création théâtrale dénommée ‘’Immigration
illusion et désillusion, d’une durée de 1 heures 10 minutes expose la mésaventure de deux jeunes africains l’un béninois nommé Koffi et l’autre algérien nommé Edouche, partis en Europe
après une traversée de la méditerranée. Traversée au cours de laquelle ils ont perdu tous leurs amis après une tempête meurtrière arrivée en haute mer. Arrivés en France sans papier, sans
passeport, et sans aucun moyen, les deux aventuriers sont restés six mois dans la clandestinité. Désemparés et sans espoir, ils n’ont eu leur salut que grâce à leur ami Juju qui les a
finalement mis en contact avec un homme d’affaire français ayant plusieurs entreprises en Afrique. Nul n’ignore les conséquences incommensurables de l’immigration sur l’Afrique.
L’engagement de ces troupes béninoises française et Algérienne est à encourager et ça les algériens l’ont compris.
L’indifférence des autorités béninoises
Les deux troupes Cacy et Tingo Gars malgré les nombreuses demande de subvention adressé au fonds d’aide à la culture, au ministère de la jeunesse et des sports, à plusieurs autres structure
au Bénin n’ont reçu le moindre franc CFA pour cette échange. Cette indifférence des autorités est déplorable car ces béninois présents en Algérie sont les ambassadeurs du Bénin en Algérie
quand on sait que des projets moins ambitieux et plus coûteux sont financés avec loisir par des structures étatiques et privés. C’est ça aussi le Bénin.
De notre envoyé spécial en Algérie Dieu-Donné KATAKOULA

El
Watan
Une troupe théâtrale cosmopolite en tournée en kabylie : « Emigration, illusions et désillusions... »
Les associations des activités de jeunes Idles, Timegdal et CCJ d’Ouzellaguen, Albatros (France), Cacy et Tingo Gars (Bénin), ont présenté, du 5 au 18 août, une série de représentations
théâtrales à travers la wilaya de Béjaïa sous le thème « Emigration, illusions et désillusions » .
Une trentaine de comédiens et de danseurs des trois pays participants (Bénin, Algérie, France) se sont retrouvés depuis le 18 juillet dernier dans la commune d’Ouzellaguen et ont répété
ensemble durant les 10 premiers jours, en formant une troupe artistique homogène sous la houlette du metteur en scène Djamal Abdelli. La maison de jeunes d’Ighzer Amokrane a abrité la
première de ce spectacle haut en couleur, mardi dernier, sous l’œil subjugué d’une affluence nombreuse, littéralement envoûtée par les danses et chants africains. Un spectacle durant lequel
les percussions du Bénin se sont particulièrement fait entendre.
La trame de fond raconte l’itinéraire d’un groupe d’émigrants clandestins africains voulant rejoindre l’Europe, pour une vie meilleure. De passage en Algérie, ils rencontrent les harraga et
décident d’embarquer dans la même galère. D’aventures en mésaventures, les rescapés atterrissent en France où les choses ne se passent pas tout à fait comme ils le souhaitaient. « Après
une première expérience réussie au Bénin il y a deux ans, nous avions pensé faire dans la continuité en associant l’Algérie, d’autant plus que le phénomène harraga est d’actualité. Au-delà du
rapprochement fraternel des peuples, l’objectif est de sensibiliser les candidats potentiels à l’émigration sur un voyage risqué et un eldorado utopique », nous dira Omar Chilla, le
conseiller à l’insertion chargé de l’administration au sein de l’association Albatros.
« La troupe présentera cette pièce théâtrale à Akbou, Chemini, Seddouk, Béjaïa, Tizi Ouzou et Alger avant de revenir se produire une dernière fois en plein air à Helouane, dans la
commune d’Ouzellaguen. Si tout va bien », ajoutera notre interlocuteur. L’enchaînement des scènes est si fluide, l’interprétation des comédiens si accrocheuse et les chorégraphies si
réussies, que les spectateurs n’ont pas vu passer les 55 minutes de pur plaisir qu’a duré le show. Un coup de maître, en somme, pour une première qui aura peut-être donné à réfléchir aux
candidats à l’émigration présents dans la salle.
Impression
Djamal Abdelli , metteur en scène : « Nous avons monté ce spectacle en un temps très
court. Faire évoluer et répéter 32 comédiens sur scène en 10 jours, n’a pas été vraiment facile mais je crois qu’on a relevé le défi. »
Marguerite Salvi, chorégraphe :« Le public s’est montré très enthousiaste et très
chaleureux. Nous sommes très contents de notre prestation où il y avait beaucoup de rythme. Le trac des comédiens s’est avéré finalement très positif et très stimulant. C’est vraiment un bon
travail d’équipe qui a rendu le projet encore plus riche ».
Mitchaï Maurice, directeur de la troupe CACY : « Je crois que nous avons été à la hauteur
de la tâche qui nous a été confiée, pour montrer au public algérien que l’immigration est une désillusion. Ça s’est bien passé dans l’ensemble. On n’imaginait pas que ce spectacle allait
drainer autant de monde à cette heure-ci de l’après-midi. »
Bakhouche Arezki, membre de l’association Idles : « Nous sommes satisfaits du travail
accompli et nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite du projet. »
Par H. Aït El Djoudi
La
Dépêche de Kabylie
La pièce en tournée en Kabylie
“Emigration, illusions et désillusion”, traduit sur les planches le phénomène de l’émigration clandestine
Le thème tente une modeste approche du phénomène de l’émigration clandestine, en retraçant le parcours
migratoire vers l’Europe, particulièrement à partir des rives sud de la Méditerranée, avec son lot de victimes et d’arrestations quasi quotidiennes de jeunes aventuriers. La pièce raconte les
mésaventures d’un Béninois, Koffi, qui tente d’émigrer clandestinement en Europe, afin d’y travailler et ramener de l’argent pour aider son village misérable, en passant par l’Algérie et
traverser la Méditerranée avec un groupe de “harraga” algériens sur une barque de fortune.
La pièce théâtrale Emigration, illusion et désillusion, qui entre dans le cadre de l’échange culturel
franco-bénino-algérien qu’organise l’association Idles d’Ouzellaguen (Béjaïa),avec la collaboration des associations Albatros (France) Tingo-Gars et Cacy (Bénin), la
Coopérative théâtrale de jeunes, (CTJ) et ACT Helouane, est en tournée dans plusieurs communes de la wilaya de Béjaïa depuis le 5 du mois en cours. L’initiative, nous dira le vice-président
d’Idles et chef du projet, M. Bakchouche, “est une première du genre pour notre association, l'idée est de Omar Chilla, activant au sein d’Albatros, et que notre association a mis sur pied
après moult difficultés et tracasseries administratives, à cause du flou entourant l’encadrement de ce genre de manifestation au niveau des hautes instructions et autres organismes.”
Le thème tente une modeste approche du phénomène de l’émigration clandestine, en retraçant le parcours migratoire vers l’Europe,
particulièrement à partir des rives sud de la Méditerranée, avec son lot de victimes et d’arrestations quasi quotidiennes de jeunes aventureux. La pièce raconte les mésaventures d’un Béninois,
Koffi, qui tente d’émigrer clandestinement en Europe, afin d’y travailler et ramener de l’argent pour aider son village miséreux, en passant par l’Algérie et traverser la Méditerranée avec un
groupe de “harraga” algériens sur une barque de fortune. Un voyage long et périlleux, dont il ne restera que deux survivants. Une fois en France, leurs déboires commencent...
Un travail représenté dans trois langues (l’adja de Bénin, le kabyle et le français), aux couleurs des trois cultures, le tout sur
fond de métissage musical savamment composé. L’avant-première de la pièce, qui a été donnée à la Maison de jeunes d’Ighzer Amokrane, avait fait salle comble. Un spectacle,
aussi, qui a été longuement applaudi dans les différentes salles où il fut donné, Chemini, Seddouk, Akbou et Béjaïa, où le public a eu à apprécier une représentation haute en couleurs : la mise
en scène de Maurice Mitchat, Djamel Abdelli et les chorégraphies de Marguerite Salvy, et cette alliance de chant et de danse composite. Une initiative qui n’a pas manqué “d’apporter un peu
d’animation à certaines salles de spectacle tombées dans une longue léthargie, en pleine saison estivale”, nous diront des citoyens après le spectacle à Akbou. Souvent, avant chaque
représentation, les troupes béninoises donnent un avant-goût du spectacle en jouant et chantant devant les salles, leurs habits et chants traditionnels, ou le terroir “Gogohoun”. La tournée
s’est terminée à Ouzellaguen, le 14 août passé à Helouane, en guise de clôture de cette manifestation, où étaient prévue la dernière représentation suivie d’une animation musicale. “Une
deuxième phase, conclut le vice-président d’Idles, est en projet pour l’année prochaine en France, puis une troisième phase au Bénin, et pour ce la nous sollicitons donc la fondation de France
pour boucher la boucle de ce spectacle.”